Louise Denoncourt, avocate

- Noter le nom, la date et le contenu des conversations téléphoniques et rencontres afin d'être en mesure de relever les prétentions de l'assureur et d’effectuer un portrait du dossier le plus juste possible lors de rencontres avec vos experts et/ou un avocat.

 

- Conserver l’ensemble de la correspondance échangée entre vous et l’assureur ou ses mandataires.

 

- Demander une confirmation écrite des propos tenus et/ou confirmez la conversation vous-même en n'oubliant pas de conserver la preuve d'envoi de la télécopie.

 

- Demander une copie de tout document signé par vous et vérifier s’ils sont conformes à vos propos.  Si la déclaration s’avère incomplète ou fausse, faire les correctifs le plus rapidement possible.

 

- Suivre avec une caméra les experts de l'assureur sur les lieux du sinistre afin de pouvoir faire la preuve des éléments observés et/ou omis.  À titre d’exemple, si des traces d’accélérant sont détectés, vous pourrez en déterminer la cause étant donné que vous savez où ils auront été recueillis.

 

- Prendre un échantillon, devant un témoin neutre qui conservera le tout, aux mêmes endroits que ces experts afin de pouvoir contredire les analyses en cas de besoin.

 

- Consulter un avocat avant de passer un polygraphe (détecteur de mensonges) car ce dernier vous protégera, notamment, en vous informant des avantages de la contre-expertise concomitante et la présence d'un témoin avec caméra lors de la séance avec le polygraphiste.

 

- S'informer et se documenter auprès d'un expert reconnu sur la méthode de réparation d'un sinistre afin d'éviter les problèmes futurs. Vous pourrez ainsi justifier vos actions advenant une contestation de l'assureur. Par exemple, en cas d'inondation, il vaut mieux enlever les matériaux touchés et ne pas se contenter d'une ventilation de l'immeuble afin d'éviter les problèmes de contamination.

 

- En cas d'ambiguïté sur la nature du paiement, refuser un paiement a moins qu'il ne soit clairement établi qu'il s'agit d'un paiement final et intérimaire. Indiquez également votre contestation à l'endos du chèque et avisez l'assureur de votre position avant l'encaissement.

 

- Étant donné que le contrat est entre vous et l'assureur, vous pouvez refuser tout chèque fait conjointement avec un tiers (souvent un entrepreneur).

 

- Si la demande d’indemnité contient un paragraphe contenant une quittance, faire une demande distincte afin d’éviter de renoncer à un droit sans être convaincu que les dommages réclamés représentent l’ensemble des montants nécessaires à la réparation.

 

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